Les produits dérivés sont très fréquents en bourse. Vous devez mieux les comprendre pour mieux investir. Il s’agit d’un produit financier dont le prix sera évalué selon le coût de l’actif sous-jacent. Cet actif peut être des obligations, des actions ou des titres avec des valeurs d’actifs sous-agents. Les contrats des produits dérivés sont surtout considérés comme un « engagement financier » entre le vendeur et l’acheteur. Ils décident eux-mêmes la date de paiement, le prix de prix d’une quantité de produits en se basant sur les tendances du marché. Les produits dérivés viennent en seconde place dans domaine de l’investissement sur l’actif.
Quels sont les différents types de produits dérivés ?
Il y a en tout deux groupes de produits dérivés :
– Les produits fermes rassemblent de nombreux contrats tels que les swaps, les forwards, ou encore les futures. Ils représentent l’engagement réel que les deux parties (vendeurs et acheteurs) ont décidé de mettre en place.
– Les produits optionnels qui sont composés des warrants et des options. Ces contrats permettent à l’acheteur ou au vendeur de vendre ou d’acheter des actifs en fonction des termes qu’ils ont conclus à l’avance. Ils représentent surtout une promesse d’achat ou de vente sans que l’un comme l’autre soit obligé d’honorer le contrat.
Les règles d’or des produits dérivés
Investir dans les produits dérivés est soumis à quelques règles qu’il faut suivre pour réaliser des gains.
– Avoir une bonne conviction
Pour réussir à investir des produits dérivés correctement, une bonne conviction permet souvent de déterminer l’évolution d’un mouvement. Qu’il soit haussier ou baissier, il devrait avoir un impact à court terme sur le sous-jacent. C’est à partir de cette conviction que naîtra la stratégie d’investissement et le choix d’un call ou d’un put, mais également de l’échéance.
– Savoir établir une marge de sécurité
Vous devez établir une barrière de sécurité dans votre investissement pour éviter les mauvaises surprises. Le mieux c’est d’opter pour des warrants offrant une échéance plus éloignée. Cela vous permettra de vous protéger s’il arrive que le mouvement sur le mouvement sur l’actif sous-jacent survienne plus rapidement que vos prévoyances.
– Etablir des objectifs clairs
Le marché des produits dérivés, il est primordial de mettre en place des objectifs clairs. Vous ne devez pas vous contenter d’avoir de bonnes convictions et de savoir les directions que prendra le sous-jacent. Vous devez savoir un bon timing et de savoir vendre et à acheter au moment opportun. Il est important de connaître ses limites en matière de vente et d’achat et de ne pas les dépasser pour réduire les pertes en cas de mauvais investissement. Le plus important c’est de ne pas permettre au mouvement apporté par les tendances boursières impacter sur ceux les warrants déjà mis sous contrat. Les gains ne deviendront pas réels que si les produits dérivés n’ont pas été vendus.
– Maîtriser la volatilité
C’est un critère important qu’il ne faut pas laisser de côté. La volatilité permet d’analyser l’amplitude des mouvements. L’achat d’un warrant ressemble à un pari, puisqu’il faut savoir appréhender les mouvements du sous-jacent à court terme. Évitez de convoiter des hausses trop élevées dans un petit délai, surtout si les titres sont un peu volatiles. Les sous-jacents sont moins instables et profitent des effets de levier des warrants. Si vous vous établissez un objectif, vous pourriez améliorer la performance de vos warrants. Cependant, si vous jouez avec un taux de réussite élevé, vous pourrez faire face à une faible performance globale. En d’autres termes, une bonne conviction inciterait à faire de faibles investissements pour faire des gains, tandis qu’une mauvaise conviction peut engendrer des pertes.
– Accepter les pertes
C’est une mauvaise habitude que de nombreux investisseurs ont tendance à commettre. Pour cela, vous devez vous poser des questions après avoir acheté vos warrants. Combien d’argent êtes-vous prêt à perdre si vous avez n’avez pas fait la bonne simulation, à combien s’évalue votre plus-value si votre scénario ne s’effectue pas dans le délai imparti. Vous devez garder en tête que vous pouvez perdre la moitié de la valeur de vos warrants. Il est primordial que vous mettiez une barrière de sécurité pour minimiser les pertes.
Quels sont les pièges à éviter ?
L’investissement en produits dérivés contient quelques pièges que vous devez connaître pour éviter de faire un mauvais investissement. En premier, ne vous contentez pas des cours affichés pour investir. S’il n’y a pas eu de transaction sur le warrant, alors il se peut que le cours affiché soit erroné. Utilisez uniquement sur les cours délivrés par le carnet d’ordres pour investir. Il en est de même pour le volume. Il arrive que l’émetteur du warrant ait oublié d’afficher les différences présentes entre la demande et l’offre. Il n’est pas basé sur les échanges qui se déroulent sur le marché. Vous devez également apprécier les primes, même s’ils sont petits. Il est préférable d’investir avec une petite pour un résultat plus grand. Vous devez éviter d’être trop gourmand et viser un gain important alors que les risques existent. C’est la meilleure façon pour vous de perdre et de faire faillite. Ne vous fiez pas également aux warrants à valeur faciale inexistante. Si une action est cotée à 18 euros, avec un warrant à 0.02 euro, cela indique que sa valeur presque nulle, car pour un investissement à courte durée, il propose un pari irréalisable.
Les fiscalités des produits dérivés
Les plus-values réalisées par des personnes physiques sont assujetties aux impôts, quel que soit le montant. Cela concerne également les obligations, les actions de sicav, les fonds communs de placement, les droits et bons. La plus-value nette globale est taxable à un taux de 34.50 % à partir du 1er juillet 2012. Cela représente un taux de basse de 19 % et de prélèvements sociaux de 15.50 %.
– En ce qui concerne les warrants
La fiscalité applicable est similaire à celle des valeurs mobilières. Le taux d’imposition des plus-values peut atteindre les 34.50 %. Les prélèvements sociaux y sont déjà inclus. Cette fiscalité est applicable pour toutes opérations à effectuer à titre occasionnel. Si les plus-values ont été réalisées par des opérateurs de l’administration fiscale, la fiscalité sur le revenu se fera à taux progressif en guise de bénéfice non commerciaux. La moins-value ne fera pas cependant d’une procéder de cession. L’abandon du warrant entraîne une perte pour l’opérateur.
– Pour les bons de souscription
Les bons héritent également d’une fiscalité similaire à celle appliquée sur les valeurs mobilières. Ils sont imposables à raison de 34.50 % y compris les prélèvements sociaux. Les pertes ne seront pas considérées si l’investisseur a vendu ses bons avant l’échéance. Ces pertes ne seront pas prises en compte dans les calculs des plus-values imposables.
– Les certificats
Que les produits soient vendus avant ou après la date d’échéance, la fiscalité des certificats diffère de celle des valeurs mobilières. Un impôt de 34.50 % sera appliqué les plus-values des certificats ayant été vendus avant la date d’expiration. Cependant, si le remboursement se fait à l’échéance du certificat, celui-ci sera imposable d’un impôt progressif et de prélèvements sociaux de 15.50 %. Dans le cas où le certificat est enregistré comme une obligation, alors un prélèvement libératoire de 24 % sera appliqué sur la prime. Mais s’il s’agit d’un remboursement négatif, alors la prime constitue une perte et ne sera pas prélevée sur les revenus imposables
